• Le 05 octobre 2020
    false false

Le 15 septembre dernier nous avons accueilli les 24 étudiants et collaborateurs d’entreprises de la promotion 2020-2021 Disrupt’ Campus Nantes. 4 mois auparavant, nous nous interrogions sur comment nous allions accueillir cette 3ème promotion dans des conditions incertaines. Le moment est venu de faire le bilan de cette période inédite qui nous a permis, une fois de plus, de travailler de manière transversale et d’innover.

dcn_promo_2020_2021

Pas besoin de revivre le passé, ni de craindre le futur: le confinement, le dé-confinement, la peur d’un re-confinement … Ce qui compte pour nous est que nous avons tenu nos objectifs :

  • Une pré-rentrée en présentiel
  • Un programme hybride et plus d’outils collaboratifs
  • Des équipes interdisciplinaires, de nouvelles formations intégrées
  • Des entreprises et des collectivités territoriales qui s’investissent dans le processus de transformation numérique et d’innovation pour en créer des opportunités.

Notre crédo, celui d’être dans le mouvement et dans le faire (ndlr. Article « Que devient Disrupt’ Campus Nantes après le confinement ? »), a été bel et bien appliqué par l’équipe.

4 facteurs nous ont permis de garder le cap.

  • Le travail en collaboration multi-compétences : l’Université de Nantes est une structure complexe qui regroupe 4 000 personnels et 37 000 étudiants. L’équipe Disrupt’ Campus Nantes, rattachée à l’Université et travaillant de près avec l’Ecole de Design Nantes Atlantique et l’Ecole Centrale de Nantes également, est une fourmi dans la fourmilière de services, directions, départements, missions de l’Université. Si nous avons réussi le pari de la rentrée, c’est en réunissant toutes les compétences de nos collègues (personnels administratifs et enseignants-chercheurs, ainsi que les prestataires externes et les mentors) : pédagogie, scolarité, emploi du temps, numérique, informatique, formation initiale et continue, juridique, financier, communication, production audiovisuelle, administration etc. Des compétences indispensables pour faire fonctionner la machine. Pour tout cela : merci à eux et à elles !

Sans oublier les alumnis toujours présents pour répondre à nos sollicitations matinales ou tardives le soir : ils nous ont entre autre permis de réaliser des tests utilisateurs sur l’hybridation des cours ou de relayer nos publications sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas toujours simple de travailler en interdisciplinarité et en transversalité - nos étudiants le savent - mais justement nous avons toujours souhaité démontrer que c’était possible !

  • L’hybridation : nous n’avons pas pu nous empêcher d’utiliser ce terme à la mode en ce moment pour la bonne raison qu’en cette rentrée 2020, Disrupt’ Campus Nantes a revêtu une forme vraiment hybride avec un quart des cours en distanciel/e-learning/autoformation/auto-apprentissage (on veut éviter les clivages linguistiques) et les trois quarts en présentiel sous forme d’ateliers pratiques et de cours magistraux (si la situation sanitaire le permet). Concrètement, nous avons mis en place une plateforme intitulée Disrupt’ Hub (après un vote démocratique J) hébergée sur la plateforme de l’Université (Moodle/Extradoc et Médiaserver). Concrètement elle couvre 12 enseignements sur les 23 du  programme sur le principe d’une classe inversée classique : les étudiants découvrent le contenu de chez eux et l’appliquent en cours. Les enseignements sont divisés en capsules vidéo scénarisées et scriptées de 10 à 15 min selon un parcours méthodologique inspiré des méthodes Lean Startup et Design Thinking. Chacun peut donc individualiser son expérience d’apprentissage et mieux contribuer collectivement à la réussite du projet.  Mais d’où vient cette idée au fait ? Du retour d’expérience de nos étudiants de la précédente promo. Il faut bien s’appliquer l’empathie de Design Thinking !
  • L’agilité : nous avons fait vite et bien pour « réajuster notre projet en fonction des signaux envoyés par l’univers dans lequel nous évoluions »[1]. Après la mise en place d’une planification agile du projet avec des rôles bien identifiés et repartis parmi nous, nous avions 4 mois pour produire la plateforme hybride. Monter un projet de A à Z en un temps restreint est exactement l’expérience que les étudiants Disrupt’ Campus Nantes vivront d’octobre 2020 à février 2021. La plateforme Disrupt’ Hub est donc notre MVP[2] et les étudiants seront nos premiers utilisateurs privilégiés. Nous serons là pour leur retour d’expérience qui nous permettra d’améliorer cet outil. En plus, l’agilité sera favorisée par l’utilisation des outils collaboratifs de gestion de projet renforcée cette année par un contexte sanitaire incertain. Concrètement : les ateliers traditionnellement faits en équipe autour de post-its seront transférés en format digital sur la plateforme « Miro » et calibrés par un management visuel en ligne via un outil intitulé « l’intrapreneur board » [3] . Ce dernier permet le suivi de l’expérience de transformation en concordance avec l’équipe projet, le mentor et le suivi pédagogique.
  • L’apprentissage en continu ou l’immersion dans la piscine ou encore apprendre en faisant : voici comment nous avons vécu cette expérience récente qui nous mènera, on l’espère, vers des dispositifs qui seront ouverts à plus d’étudiants et de collaborateurs d’entreprises. Nous savons que notre processus de recrutement crée des frustrations parmi les étudiants non-retenus ; c’est pourquoi notre futur pari est de répondre à ces besoins réels de formation en innovation et d’acculturation à la transformation numérique. C’est ce qu’on appelle le « passage à l’échelle » ou scalabilité de notre programme. Au final, Disrupt’ Campus Nantes n’est-il pas une sorte de start-up ?

Rendez-vous du 5 octobre 2020 au 2 février 2021, tous les mardis, avec les 20 étudiants et les 4 collaborateurs d’entreprises SNCF/La Poste/Ville de Nantes/Nielsen concept pour une nouvelle aventure Disrupt’ Campus Nantes.

 

[1] Citation extraite de la capsule « La planification agile d’un projet » de Pierrick Thibault, cofondateur Agile Garden, enseignement Gestion de projet.

[2] Le produit minimal viable ou Minimum Viable Product est le produit ou service résultant d’un investissement minimum, mais doté des principales fonctionnalités et répondant aux exigences essentielles des utilisateurs. L’utilisation du MVP est aujourd’hui largement répandu pour tester sa solution auprès de ses usagers potentiels dans une optique d’économie et d’amélioration empirique continue.

[3] La roadmap d’un projet intrapreneurial créé par Gregory Delemazure, le co-responsable pédagogique de Disrupt’ Campus Nantes,  alliant les 3 niveaux d’expérience de transformation : le projet (le produit), l’équipe et l’individu.